Les Superpickers

Les quatre guitaristes du quatuor Superpickers se sont rencontrés en 1989, lors de la toute première convention de l’ADGPA (Atkins Dadi Guitar Pickers Association) à Issoudun. De cette rencontre est née une alchimie singulière, nourrie par la richesse de leurs univers respectifs et une passion commune pour la musique de Marcel Dadi et de Chet Atkins.
Leur répertoire, aussi varié qu’exigeant, voyage avec élégance du folk américain à la bossa nova, en passant par le classique et les musiques improvisées. Cette diversité, portée par une complicité évidente et une remarquable complémentarité, transforme chacun de leurs concerts en un véritable festival miniature.
Virtuosité, humour et sensibilité s’y conjuguent avec finesse, laissant toujours place à l’émotion et à la surprise — deux ingrédients essentiels de leur succès. Bien que chacun mène parallèlement sa propre carrière, c’est avec un plaisir communicatif qu’ils se retrouvent dès que l’occasion se présente.
Au cœur de leur démarche demeure l’héritage musical de Marcel Dadi, enrichi en filigrane par l’influence d’artistes majeurs qu’ils ont eu le privilège de côtoyer, tels que Roland Dyens, Valérie Duchâteau, Sylvain Luc, Chet Atkins, et bien d’autres encore.

Éric Gombart découvre la musique dès l’âge de quatre ans en jouant de l’accordéon. À treize ans, ses parents lui offrent une guitare pour Noël : une révélation. Le lendemain, il écoute pour la première fois un disque de Marcel Dadi — un moment fondateur. Dès lors, il se passionne pour des artistes tels que Chet Atkins, Jerry Reed ou Doc Watson, et nourrit une soif insatiable d’apprentissage.
Quelques années plus tard, son rêve devient réalité lorsqu’il rencontre Marcel Dadi, avec qui il se rend à Nashville. Cette expérience lui ouvre les portes d’un univers musical riche et varié, et l’oriente progressivement vers des influences plus jazzy. Des guitaristes comme Tuck Andress, Martin Taylor ou Joe Pass marquent alors son évolution artistique.
Au fil du temps, l’étude des grands standards lui permet de développer une identité musicale singulière, à la croisée du folk et du jazz, laissant une large place à l’improvisation. Éclectique, il adapte son jeu — aux doigts ou au médiator — selon les contextes, et aime réharmoniser en direct des thèmes connus ou plus confidentiels.
Avec le groupe « Les Superpickers », il reste fidèle à son style de prédilection : le picking. Admirateur de Jerry Reed, il compose également dans l’esprit de ce maître. Parallèlement à sa carrière de musicien, Éric Gombart mène une activité pédagogique active, intervenant dans des stages et enseignant en école de musique.
Antoine Tatich fait de la guitare un véritable passeport musical. À travers elle, il explore le Brésil, la country, la musique manouche ou encore la chanson française. Cet instrument devient la source de ses compositions, improvisations et arrangements.
Musicien éclectique, il a toujours évolué dans des univers variés, collaborant avec des artistes aux horizons multiples, aussi bien sur scène que dans des contextes d’animation musicale. Il interprète et chante aussi bien les standards du jazz que ceux des musiques traditionnelles.
Au fil de sa carrière, il partage la scène de nombreux festivals et compte parmi les disciples de Marcel Dadi. D’origine corse, il organise depuis 1992 les stages des Nuits de la Guitare à Patrimonio, et s’impose comme l’un des guitaristes appréciés de l’Île de Beauté.
Bruno Mursic, compositeur, guitariste et pédagogue, est un musicien passionné par la diversité des langages musicaux. D’abord adepte du picking et proche de Marcel Dadi, il élargit rapidement son horizon au contact de grands noms tels que Chet Atkins, Roland Dyens, Larry Coryell ou Didier Lockwood.
De ces rencontres naît une écriture personnelle, à la croisée du jazz, de la musique classique et des influences celtiques. Très actif sur la scène musicale, il participe à de nombreux projets en France et à l’international, notamment à travers des créations pour le Festival de la Côte d’Opale.
Auteur de plusieurs recueils de partitions et de tablatures, il s’investit également dans la transmission pédagogique. Sur scène, il se produit en solo, en duo avec le guitariste Gérard Butcher, ou encore au sein de « Zik Trio », aux côtés d’Hélène Mursic à la harpe celtique.
Patrice Jania découvre la guitare à l’adolescence et développe très tôt une pratique autodidacte exigeante. Bien qu’il s’oriente d’abord vers une carrière universitaire qui le conduit à devenir professeur d’anglais, la musique s’impose progressivement comme une évidence.
Sa rencontre déterminante avec Marcel Dadi marque un tournant décisif : encouragé par ce mentor, il abandonne l’enseignement en 1990 pour se consacrer entièrement à la musique. Peu avant la disparition tragique de Dadi en 1996, ils enregistrent ensemble.
Installé d’abord à Thueyts en Ardèche, puis à Montélimar dans la Drôme, Patrice Jania mène une carrière riche de guitariste, pédagogue et auteur. Il se produit en concert, enseigne et publie de nombreux ouvrages pédagogiques ainsi que des adaptations pour guitare solo.

À partir de 2013, il élargit son univers en se tournant vers l’écriture de chansons. Il publie plusieurs albums salués par ses pairs, parmi lesquels S’il suffisait d’une chanson, D’un coup de vent (incluant un duo avec Yves Duteil), Les vers de l’amitié, Portraits de familles ou encore L’Absence. Son parcours témoigne d’une trajectoire sincère, nourrie par les rencontres, le partage et une fidélité constante à la musique.


